L’Agence de Régulation du Secteur l’Électricité (ARSEL) a tenu une séance de travail avec le promoteur d’un projet structurant portant sur la construction d’une centrale solaire privée de 10MW, dans l’arrondissement de Ngwei, destinée à alimenter une future usine de fabrication de voitures électriques à Makondo.
Ce projet, développé en partenariat avec un industriel chinois, s’inscrit dans une double dynamique : soutenir l’industrialisation du Cameroun et favoriser la transition vers une mobilité plus durable. L’ambition du promoteur est de mettre en place une unité de production capable de ravitailler non seulement le marché national, mais également celui du Golfe de Guinée.
Au cours de la rencontre, le promoteur a présenté les grandes orientations du projet, dont le démarrage est prévu au troisième trimestre 2026, pour une entrée en production envisagée au premier trimestre 2027. Le projet prévoit la fabrication de véhicules électriques adaptés aussi bien à un usage individuel qu’à un usage commercial, notamment pour le transport urbain. À cet effet, l’intérêt manifesté pour la constitution de flottes de taxis électriques a été évoqué comme un signal encourageant pour le développement futur de cette activité.
Les échanges ont également permis d’aborder les caractéristiques techniques du projet, notamment les questions liées à l’alimentation énergétique du site, au temps de recharge des véhicules, à leur autonomie, ainsi qu’aux possibilités de déploiement de bornes de recharge, y compris à domicile. Le recours à une centrale solaire privée apparaît comme une solution adaptée au regard de la localisation du site, qui n’est pas actuellement desservi par le réseau électrique classique.
La réunion a par ailleurs donné lieu à un examen attentif des enjeux environnementaux, réglementaires et économiques liés au projet. Les discussions ont notamment porté sur les mesures envisagées pour limiter les impacts environnementaux de certaines opérations industrielles, sur la nécessité d’un encadrement réglementaire des bornes de recharge, ainsi que sur les implications du projet en matière de distribution d’électricité et de service au public.
Sur le plan économique, le projet entend également répondre à une demande croissante en solutions de mobilité accessibles, dans un contexte marqué par l’importance du marché automobile camerounais.
À l’issue des échanges, plusieurs orientations ont été formulées pour accompagner la maturation du projet. Le promoteur a été invité à se rapprocher des administrations et organismes compétents, notamment l’ANOR pour les questions de normes applicables aux bornes de recharge, et le MINFI pour l’examen des possibilités d’exonérations fiscales et douanières. Il lui a également été demandé de compléter son dossier technique, en particulier à travers la production des schémas de raccordement de l’usine et la poursuite des études nécessaires.
À travers cette rencontre, l’agence réaffirme son engagement à accompagner, dans le respect du cadre réglementaire, les initiatives innovantes susceptibles de contribuer à la transformation industrielle, à la promotion des énergies renouvelables et au développement d’une mobilité plus propre au Cameroun.
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